Choisir son Centre de Formation pour devenir Sophrologue Professionnel(le)

Pour le grand public, un sophrologue est un sophrologue. Alors qu’en réalité, non ! Aujourd’hui, il existe différents profils de sophrologues, parce qu’il existe différents courants de formation. Nous trouvons sur le web un panel d’écoles et de centres de formation de Sophrologues de qualité et les retours que j’ai, lors des réunions d’information, sont qu’il est souvent difficile pour les futur(e)s stagiaires, de s’y retrouver et de repérer les différences !

 

  • Question : quelle est la différence entre les formations longues et les formations courtes ?

Même si le nombre d’heures semblent être identiques, il y a des différences

-dans la définition, les objectifs des exercices guidés et les exercices guidés en eux-mêmes,

-dans l’application pratique de la sophrologie : pratique en binôme, études de cas, écriture des textes guidés, réflexion autour de la montée de programmes d’accompagnement, études des phénomènes …,

-dans la réflexion autour de la posture professionnelle,

-et dans l’appropriation de la méthode en elle-même dans le temps.

Ainsi, vous aurez différents profils de sophrologues qui sortiront certifié(e)s des écoles, même si le titre est le même.

 

  • Question : la formation est-elle reconnue ?

Cette question est souvent la conséquence des informations données sur certains sites web : « Attention ! certaines formations de sophrologie ne sont pas reconnues ». En réalité, cela ne veut pas dire grand chose. Ce qu’il est bon de savoir :

– Il n’existe pas de diplôme d’état en la matière, comme ce serait pour les métiers d’Infirmière, d’Aide-Soignant, d’Assistante Sociale, … Ce qui veut dire que vous pouvez vous installer en professionnel quelque soit la formation suivie, une fois que celle-ci est validée. Ce qui va être important ici, c’est de regarder avec quelles compétences, on est censé sortir à la fin de la formation.

-Toute dénomination « d’école en sophrologie » est en réalité un « organisme de formation« , qui peut délivrer, en fonction d’un numéro de déclaration d’activité auprès de l’Etat, des formations à visée professionnelle. Cet organisme est alors soumis, tous les ans, à l’envoi d’un bilan pédagogique et financier retraçant son activité au cours de l’année précédente.

-Du fait de son statut d’Organisme de Formation, depuis janvier 2017, il doit être certifié « Qualité », soit par un organisme extérieur sélectionné dans une liste pré-établie par les OPCA, comme par exemple « Veriselect Organismes de Formation », soit faire la démarche directement sur la base de données DataDock gérée par les OPCA. Ce qui implique alors les éléments suivants : il existe au minimum un référentiel de formation, incluant les objectifs pédagogiques, le contenu et les méthodes pédagogiques, les modalités d’évaluation au regard des compétences à acquérir. L’organisme de formation doit être référencé DataDock. Pour en savoir plus. Ce qui est intéressant avec certains organismes extérieurs, c’est qu’il y a un audit sur place, qui permet vraiment à l’inspecteur d’avoir une vision réelle de ce qui se passe sur le terrain de l’organisme de formation.

-Il existe depuis quelques années une certification professionnelle, inscrite au RNCP (Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles), qui permet de délivrer un certificat, une forme de « bonus » pour les Sophrologues Praticiens. A ce jour, toutes les écoles ne délivrent pas ce titre ; ce qui ne retire en rien la qualité de leur enseignement. Et ce qui n’empêche pas de s’installer officiellement. Il y a toujours la possibilité de faire une VAE -Validation des Acquis de l’Expérience, auprès d’un réseau qui délivre le RNCP, après un exercice de 3 années en tant que Sophrologue. Avec le recul, les retours d’expériences professionnelles des sophrologues installés montrent que, lorsqu’il y a mise en concurrence de plusieurs sophrologues sur le marché, ce n’est pas le titre RNCP qui va faire le choix, mais la durée des études, la qualité du document prospectif proposé comme support de la démarche d’accompagnement, l’expertise autour des besoins de l’entreprise.

 

  • Question : les titres « RNCP » délivrés pour les Sophrologues en France aujourd’hui ont-ils la même valeur ?

Pour l’État, un sophrologue est un sophrologue. L’obtention d’un titre RNCP se base sur l’élaboration d’un référentiel qui définit les compétences à acquérir dans un métier donné et atteste des capacités acquises en fin de formation. Mais, il ne définit pas le contenu des études en lui-même, ni la durée, ni les moyens pédagogiques, etc… Vous pouvez donc avoir des Sophrologues titrés RNCP qui ont suivis des formations courtes ou longues, avec des profils différents de pratique sur le terrain. Ce n’est pas le titre RNCP qui fera remarquer la différence auprès du grand public, mais davantage la manière dont le professionnel saura informer sur le cursus suivi et les particularités dans les compétences acquises.

A titre d’exemple, voilà le référentiel proposé par la SFS – Société Française de Sophrologie, pour apprécier les compétences professionnelles du futur Sophrologue Praticien :

Le sophrologue intervient auprès d’individus ou de groupes. Il réalise les activités suivantes :
·      Accueil et prise en charge des personnes en individuel ou en groupe.
·      Définition d’objectifs et d’un projet d’accompagnement.
·      Elaboration d’un protocole d’accompagnement
·      Réalisation des pratiques et intervention selon la déontologie de la profession
Il doit aussi, dans le cas d’un exercice libéral s’occuper de la gestion des moyens et des ressources de son cabinet.

Les capacités attestées :
Accueillir les personnes pour établir la relation d’alliance en suscitant la confiance et en lui portant un intérêt réel.
Recenser les attentes et les besoins en adoptant une attitude empathique et phénoménologique afin de faciliter l’expression et d’aider le client à définir ses priorités et préciser ses objectifs.
Décider d’accompagner ou non son client en fonction de ses propres compétences et de la gravité évaluée de l’état du client.
Identifier et qualifier les attentes et la demande du client en reformulant cette demande afin de définir en commun un protocole d’accompagnement.
Présenter les principes d’un accompagnement sophrologique avec toute la pédagogie requise en vue de sa validation par le groupe ou le client
Concevoir et rédiger un protocole d’intervention en définissant les pratiques utilisées, leur durée, les objectifs intermédiaires à atteindre et l’objectif final.
Présenter clairement au client le programme défini pour recueillir son assentiment.
Développer avec le client une intelligence de l’écoute et de la régulation psycho corporelle
Animer des séances de sophrologie dans le respect du protocole individuel ou collectif et de la déontologie de la profession, en recréant une dynamique de vie, dans un but d’autonomisation de chaque individu.
Mettre en place un plan d’action en vue de la création et de la pérennisation d’un cabinet afin de présenter ses compétences pour constituer ou élargir sa clientèle et se faire connaître des professionnels.
Actualiser ses connaissances en se formant de façon continue et en étant en lien avec des associations professionnelles.

 

  • Question : à quel réseau d’écoles appartenez-vous ?

Le centre Evolution Formation a conclu un contrat de partenariat avec la SFS – Société Française de Sophrologie depuis 2013. La SFS, outre d’être un société savante qui souhaite promouvoir la sophrologie en elle-même, propose un annuaire de sophrologues référencés et un réseau d’écoles plurielles offrant différentes pédagogies d’apprentissage et différents courants sophrologiques.

 

  • Question : quelles sont les différences entre la sophrologie caycédienne, et les courants de sophroanalyse ou de sophropédagogie ?

La Sophrologie Caycédienne est la méthode initialement fondée par le Pr. Caycédo dans les années 1960. Elle est reliée à la fondation Caycédo, dirigée aujourd’hui par sa fille, Natalia. Depuis, des courants sont nés, tout en restant dans le sillage de la sophrologie caycédienne, apportant des variantes aussi bien dans la pratique des techniques que dans la manière d’exploiter les effets des exercices. Ainsi, la SophroAnalyse se complète d’un cadre de référence analytique freudien ou jungien, axé sur l’analyse de l’inconscient, alors que la SophroPédagogie se complète d’un cadre de référence pédagogique, axé sur l’étude phénoménologique de la conscience pour transmettre des savoirs-faire aux bénéficiaires, afin de mieux savoir être.

 

Enfin, parce qu’une formation est un investissement, aussi bien en matière de temps que d’argent, il me semble intéressant pour vous, de réfléchir autour des critères suivants :

– Quel est votre motivation à devenir sophrologue ?

Sophrologue est un métier qui s’exerce le plus fréquemment en profession libérale, même si aujourd’hui, nous commençons à voir des entreprises qui emploient des sophrologues en CDI. Par exemple, en fin d’année 2017, une sophrologue de notre école a été embauchée dans un lycée en CDI. Ceci demande donc de l’énergie et de la motivation pour se faire connaître, au-delà des compétences techniques acquises, lorsque la formation sera terminée. Dans notre école, la motivation est un critère de choix important et vous aurez à nous convaincre que cette énergie est bien là, pour aller jusqu’au bout de vos études, d’une part, et pour réussir dans votre activité de futur(e) sophrologue, d’autre part.

Vous n’avez pas besoin d’être « parfait-e » pour commencer vos études ! Vous avez juste besoin de vous organiser pour que cela fonctionne pour vous et pour que votre apprentissage se fasse avec aisance. Car cela demande du travail ! Dans notre école, l’enseignement se fait par module de 4 jours tous les 2 mois environ en présentiel, avec des supervisions pédagogiques en visioconférences à mi-parcours, afin de répondre à vos questions et compléter les apports théoriques selon le besoin. Entre temps, vous aurez à écrire vos textes, à pratiquer avec les autres stagiaires, à comprendre les théories apprises, à lire des ouvrages qui viendront compléter vos connaissances, à utiliser le blog pédagogique pour faire des études de cas…. Nous serons là, en soutien, pour faciliter le mieux possible votre apprentissage. Considérez cela comme un véritable partenariat 🙂

Nous sommes aussi conscients que si vous choisissez un métier comme celui-là, c’est que vous avez envie de rendre service aux personnes fragiles et en difficultés. Mais, il ne s’agira pas ici de vouloir « sauver le monde » à tout prix. C’est pour cela qu’il sera important que votre formation vous permette de réfléchir à votre posture professionnelle, pour passer de la dynamique du « sauveur » si tel était le cas 🙂 à la dynamique du « pédagogue ».

– Quel est votre projet, si vous en avez déjà un ?

Réfléchir à son projet, c’est déjà donner une tendance de ce que l’on veut faire de son futur. Même si votre projet n’en est qu’à son début, il nous semble important que vous ayez déjà des pistes. Certaines évolueront certainement tout au long des études et d’autres s’affirmeront comme une évidence. Une école sérieuse devrait vous demander où en est la réflexion autour de votre futur projet professionnel.

– Dans quel style d’accompagnement auriez-vous envie d’être avec vos futurs clients ?

Plutôt en sophrologie relaxation ? Alors, les formations courtes de moins de 1 an peuvent tout à fait vous convenir. Dans le contenu des études, il y a l’apprentissage des bases de la sophrologie, souvent complétées par des techniques de relaxation. Les textes écrits sont donnés. Il n’y a pas de véritable apprentissage dans l’exploitation des effets des exercices guidés pour adapter la pratique inter-séance du client. Les programmes d’accompagnement sont proposés sur un nombre de séances données, en général, maximum sur 8 à 12 séances.

Plutôt en sophrologie analytique ? Alors, recherchez les centres de formation qui forment à cette approche et qui proposent souvent des formations longues de plus de 2 ans… En sachant qu’il y a toujours un cycle fondamental qui apprend les bases et un cycle supérieur qui permet d’étudier le cadre analytique freudien ou jungien, en fonction de l’expérience des directeurs d’écoles. En général, dans cette approche, il n’y a pas nécessairement de construction de programme ou de protocole. La guidance des exercices se fait le jour dit avec son patient, en fonction de son vécu. Les techniques apprises sont beaucoup axées sur la visualisation et la prétérisation (techniques d’approche du passé), de manière à aider la personne à apaiser ce passé. Les images produites par le patient sont analysées et décodées selon un cadre freudien ou jungien. Les expériences sont questionnées par des « pourquoi ».

Plutôt en sophrologie clinique ? Alors, vous trouverez des formations en 1 à 2 ans. L’approche de la personne est plutôt centré sur le symptôme que sur l’individu lui-même, en recherchant la « perte » de ce symptôme. Il est souvent demandé comme pré-requis, d’avoir une expérience dans le domaine médical ou paramédical. Les textes écrits sont donnés. Les protocoles d’accompagnement sont donnés, mais peuvent être ajustés en fonction de la situation du patient. Il n’y a pas de véritable apprentissage dans l’exploitation des effets des exercices guidés.

Plutôt en sophrologie pédagogique ? Alors, ce sont plutôt des formations en 2 ans minimum qui vous permettront d’apprendre cette approche. Elle est centrée sur la connaissance de l’être et le développement de la conscience et de la connaissance de soi, de son corps, de son esprit. Les approches sont plutôt phénoménologiques, axées sur les « comment » faire pour se sentir mieux avec soi. Elles posent des objectifs pédagogiques avec le bénéficiaire en fonction de sa problématique, en recherchant le « gain » de savoir-faire et de savoir-être. La manière de construire des programmes d’accompagnement sur du court, moyen ou long terme, est enseigné, en fonction des thèmes avec lesquels les gens viennent et leur personnalité. La recherche d’indicateurs de résultats peut être enseignés également. Selon les écoles, les textes écrits sont donnés ou la manière de les écrire est enseignée. Une manière d’exploiter les effets des exercices est apprise. Certaines écoles utilisent le cadre de référence de Carl Rogers en matière de communication. D’autres, le cadre de référence phénoménologique, avec l’étude des phénomènes centrée sur ce qu’est l’être aujourd’hui. Comme dans tout apprentissage, il y a un véritable accompagnement du bénéficiaire dans la mise en application concrète des exercices dans son quotidien de vie.

Notre école se situe dans une approche pédagogique.  La 1ère année permet d’apprendre les théories et techniques du cycle fondamental de Sophrologue Praticien-ne. Vous apprendrez à écrire vos textes, à les guider, à exploiter les effets des séances par la Sophro-Etude des Phénomènes pour orienter la pratique de vos bénéficiaires d’ici à la séance suivante. La 2e année permet d’apprendre à conduire les séances en individuel et en groupe, à monter des programmes pédagogiques en fonction de thématiques données et de types de personnalité. Nous avons la particularité de faire effectuer un stage d’application pratique en 2 étapes : le stage en individuel (10 heures) et le stage d’entreprise en groupe (12 heures) et la démarche de prospection; ce qui vous permettra d’acquérir une posture professionnelle adéquate et une expertise en fonction du thème que vous aurez étudié et guidé. Vous pouvez poursuivre avec le cycle supérieur de Sophrologue Humaniste Expert, pouvant le débuter en 2e année ou en 3e année. Ce cycle vous permettra d’apprendre la méthode globale de la sophrologie, des techniques complémentaires et des savoir-faire différents, pour passer d’un accompagnement en mode « objectif pédagogique » à un accompagnement en mode « projet ».